Hippothérapie

l’hippothérapie ; … les thérapies avec le cheval ;  …le cheval dans le travail en thérapie ; … les groupes de parole ; … les rencontres avec les familles et les institutions

L’hippothérapie

Le terme “hippothérapie” désigne les activités où le cheval est présent et qui visent le bien-être et le développement de la personne.  Il est souvent en lien avec le handicap mais pas exclusivement.  Outre la thérapie, ce terme reprend aussi les loisirs équestres, l’équitation adaptée et le sport.  Il prête donc à confusion.  Pour notre part, nous préferons le terme de “thérapies avec le cheval” qui situe l’orientation principale de notre activité: la psychomotricité relationnelle et la psychothérapie. 

Les thérapies avec le cheval

Les thérapies avec le cheval sont des démarches qui donnent une place au cheval dans la relation thérapeutique.  Il ne s’agit donc pas d’apprendre à monter à cheval.  Il s’agit de tirer parti de ce que suscite la rencontre avec le cheval chez la personne, et de favoriser le processus de prise de conscience et celui de croissance.

 Le recours au cheval n’est pas une thérapie en soi.  Il s’inscrit dans le travail thérapeutique, lui-même se rapportant à un cadre théorique spécifique.  Il serait donc plus exacte de parler par exemple de psychomotricité en ayant recours au cheval.

Le cheval est un être vivant, non-humain, avec sa dynamique propre. Il est en occident, un des rares animaux domestiques dont la taille permet la monte, le portage et le chevauchement. Ayant accompagné l’homme dans son évolution et dans son histoire, le cheval est également très présent dans son imaginaire.

Une sensibilité particulière à son environnement et des comportements qui suscitent des interactions franches et claires, confèrent au cheval une grande richesse, beaucoup de souplesse et une grande polyvalence dans son abord.

Le cheval dans le travail en thérapie

Le thérapeute et le patient donnent au cheval une place singulière à l’occasion de la relation thérapeutique.  Le cheval peut être tour à tour miroir, source de complicité ou support de craintes et d’angoisses.  La place du cheval dans le processus thérapeutique  sera celle d’outil, d’intermédiaire ou de médiateur.  Pour notre part, nous l’envisageons comme co-acteur dans le moment présent.

La présence et le recours au cheval stimulent l’être humain sur le plan symbolique, relationnel, sensoriel et moteur.  En sa présence, la personne se trouve impliquée dans sa globalité.  Son utilisation permet un abord tant individuel qu’en groupe.   Il est surtout une source très riche d’expérimentations.

chocolat.jpgLe corps y tient une place naturellement importante  : celui du patient, celui du cheval et celui du thérapeute. L’ensemble du corps est en jeu dans cette situation particulière de rencontre : la masse musculaire, l’équilibre, le tonus, la respiration, la coordination et la dissociation, le rythme, etc… . 

 

Le recours au cheval peut s’avérer intéressant pour la prise de conscience du corps et de ses manifestations dans la relation : la posture, travail sur la masse musclulaire, amélioration du schéma corporel, stimulation de la sensibilité proprioceptive, de l’équilibre, de la coordination, de l’endurance et de l’adresse, le rapport au temps et à l’espace, etc …

Les groupes de parole

Le moment passé avec le cheval ou avec le poney est prolongé par ce qui a été définitivement baptisé par des enfants “le Petit Salon”. Chacun peut y prendre la parole et partager ce qu’il a vécu avec le cheval et avec les autres. On y parle, on y bouge, on y dessine. Il y a des mots, des sons, des photos, des couleurs. Le Petit Salon s’avère être l’occasion, par exemple : de partager un vécu agréable ou désagréable, de valoriser des compétences personnelles de communication, de clarifier des émotions, d’écouter la parole de l’autre, de faire des liens entre le temps avec le cheval et la vie quotidienne, de prendre sa place dans le groupe, …

L’objectif des groupes de parole est de favoriser ou de soutenir le développement de l’expression individuelle dans la dynamique du groupe. C’est donc un apprentissage et un soutien dans une ambiance de respect et d’écoute. Son objectif n’est pas à proprement parlé à but thérapeutique.

Les rencontres avec les familles et les institutions

Ces rencontres rentrent dans une logique de collaboration. Plusieures fois par an, nous rencontrons les parents, les équipes thérapeutiques et pédagogiques entourant les personnes que nous accueillons. Ces rencontres prennent la forme d’un entretien. C’est un temps nécessaire de présentation de l’état du travail en cours et un temps d’élaboration.